Lexique de la chirurgie & de la médecine esthétique
du Centre Saint-Honoré Ponthieu
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Greffe de cheveux :des premiers essais chirurgicaux à
la meilleure découverte de la médecine : l’IFA.

L’évolution des techniques de greffe de cheveux :

La calvitie est un problème répandu et observé à travers tous les siècles. A l’origine, on a beaucoup axé ce processus sur les hommes avant de se rendre compte qu’il concernait également les femmes. Il peut toucher des personnes de tout âge et se manifester de différentes manières que ce soit par rapport à la vitesse de progression de la calvitie ou à son développement.

Longtemps considérée comme un phénomène fatal auquel on ne pouvait rien changer, la connaissance des raisons de la chute de cheveux a permis d’apporter des solutions. Les études ont pointé les origines de la chute de cheveux : pourquoi certains cheveux tombent et d’autres pas, comment « remplacer » les cheveux perdus par des cheveux qui pourront rester à vie ?

La science et les professionnels de la médecine ont donc apporté des réponses grâce à des méthodes de plus en plus efficaces et avancées. Au fil des années, elles ont été plusieurs à faire leur apparition : chaque nouvelle technique détrônant la précédente par son amélioration. Parfois, les premières techniques ont aussi causé des complications, de mauvais résultats et des inconvénients qui ont poussé à la recherche de nouvelles techniques. Chaque nouvelle technique comportait des avantages que ce soit par rapport à la manipulation des greffons, à la dextérité demandée à l’équipe médicale, au temps d’intervention ou au tarif pratiqué jusqu’à l’arrivée d’une méthode qui révolutionna le domaine de la greffe et réunissait toutes les évolutions : l’IFA®.

Dès le début du 20ème siècle, on commence à élaborer des techniques de greffes capillaires : les premières expériences n’étaient pas du tout concluantes, elles ont été effectuées dans les années 30 au Japon puis dans les années 50 aux Etats-Unis. Enfin à partir des années 90, les professionnels commencent à envisager la possibilité de microgreffes afin d’éviter les décalages lors de la progression de la calvitie ou les implantations inesthétiques.

La méthode chirurgicale : technique des bandelettes

La première technique largement pratiquée était donc la technique chirurgicale des bandelettes. Il s’agit d’une microgreffe où le mode de prélèvement consiste à exciser une bande entière de cuir chevelu sur laquelle le chirurgien va pouvoir retirer les greffons. Les unités folliculaires ainsi retirées vont pouvoir être replacés selon un angle précis pour maximiser le naturel du résultat.

Cette méthode fut la première à proposer des améliorations pour les personnes atteintes de perte de cheveux cependant elle présentait tout de même des inconvénients plus ou moins importants selon les patients et qui les freinaient parfois pour passer à l’intervention.

Tout d’abord, le fait que cette intervention soit chirurgicale et nécessite une anesthésie puis une immobilisation du patient peut soulever certaines préoccupations des patients. Il est primordial de faire appel à un chirurgien pour effectuer une greffe de cheveux par bandelettes et par conséquent celui-ci aura tendance à pratiquer des tarifs jugés trop élevés par les patients de par le fait de ses compétences et du niveau de son statut. La microgreffe par bandelettes laissait également des cicatrices parfois assez importantes et surtout disgracieuses. Elles étaient largement visibles ce qui pouvait gêner le patient et faire de son complexe de « cheveux dégarnis » un complexe «cicatrices».

Cette cicatrice correspond à la taille de la bandelette de cuir chevelu prélevée : plusieurs millimètres de largeur et de bons centimètres en longueur. Les patients n’ayant pas le choix, elle était alors souvent masquée par la repousse volontaire des cheveux situés au dessus.
Mais il en résultait alors un second problème : il semble logique que ces personnes pensent à corriger la cicatrice par une deuxième intervention seulement elles craignent alors que la situation se renouvelle et empire l’état général de leur crâne et préfèrent conserver leur calvitie que poursuivre la greffe.

Ces expériences laissent une mauvaise image des microgreffes par bandelettes, les patients rencontraient trop de difficultés et manifestaient bien trop souvent des regrets. Ils n’étaient plus au rendez-vous pour pratiquer une telle intervention dont le coût était élevé mais le résultat ne pouvait être garanti.

Les professionnels de la greffe capillaire ont donc souhaité proposer une nouvelle technique.

La deuxième méthode : la FUE traditionnelle

Les professionnels ont donc pensé à une méthode qui permettrait d’éviter d’exciser la peau mais de prélever les greffons directement sur le crâne avec leur racine pour les réimplanter au plus vite dans la zone dégarnie.

Ils inventèrent donc la FUE traditionnelle provenant de l’anglais Follicular Unit Extraction qui consiste comme son nom l’indique à extraire les unités folliculaires c'est-à-dire les groupements de 3 ou 4 cheveux selon la pousse à partir d’une zone donneuse.
Cette manipulation s’effectue manuellement ce qui implique une marge de greffons non utilisables. En effet, les unités folliculaires étant prélevées à l’aide d’une pince par le médecin, celle-ci peut sectionner le bulbe du cheveu ce qui rend la repousse impossible et l’implantation inutile. Concernant la FUE traditionnelle, on estime donc que 15 à 20% des greffons sont endommagés et inutilisés.

Les cheveux sont réimplantés sur les zone receveuse également manuellement avec la pince ce qui demande une minutie optimale et une forte dextérité de la part du professionnel. Il s’agit d’une méthode très longue aussi bien pour le personnel médical que pour les patients. L’intervention FUE traditionnelle va durer entre 4 et 6 heures. Elle est effectuée sous une légère anesthésie locale.

A la différence de la première méthode largement plébiscitée dans les années 90, les résultats de la FUE traditionnelle sont plus encourageants et paraissent plus naturel si les patients font appel à des médecins expérimentés et compétents. Le coût restait néanmoins lourd pour les patients et les contraintes étaient encore trop importantes : temps d’intervention et manque de confort due à l’obligation de ne pas bouger pendant la « mini greffe ».

La technique médicale à son paroxysme : la méthode IFA

En recherche permanente de nouvelles innovations, le corps médical a mis au point une méthode inspirée des qualités de la FUE traditionnelle et éliminant ses inconvénients : la méthode IFA. Cette méthode est entièrement automatisée mais tout de même encadrée par un médecin spécialiste de la greffe de cheveux. Du prélèvement jusqu’à la réimplantation des unités folliculaires, une machine : le Punch Hair Matic accompagne considérablement le médecin pour l’intervention.

C’est l’invention de cette machine au début des années 2000 qui permet une révolution dans le domaine de la greffe capillaire et ouvre irrémédiablement les possibilités pour des millions de patients. Elle permet d’éviter toute perte de greffons. 100% d’entre eux restent intacts et sont donc implantés dans la zone donneuse de quoi satisfaire l’investissement du patient. La quantité de greffons implantés est maximale ce qui permet de redonner une densité très naturelle au patient ; une chevelure fournie c'est-à-dire ce qu’il espère en faisant appel à une telle méthode. L’IFA permet de recueillir et donc de réutiliser jusqu’à 3000 cheveux.

La diffusion de cette nouvelle méthode IFA a également permis l’accès à la greffe capillaire pour un large public. Effectivement, l’automatisme réduit significativement le temps d’intervention : il est divisé par deux par rapport à une FUE traditionnelle.

Enfin, le coût de l’intervention participe également à la démocratisation de la greffe de cheveux. Le travail du médecin étant moins rigoureux et moins complexe grâce au Punch Hair Matic, le temps d’intervention diminué, le tarif d’une greffe de cheveux via IFA est divisé par 3.

Les différents aspects de la calvitie

La calvitie est aussi appelée alopécie, elle évolue par étapes de manière progressive mais plus ou moins rapide selon les personnes concernées. Un individu peut perdre ses cheveux sur plusieurs dizaines d’années ou bien beaucoup plus rapidement sur quelques années ce qui peut alors d’autant plus entraîner un choc et une perte de confiance importante. A la différence de la première possibilité, le regard du patient ne sera pas habitué à sa nouvelle image : le changement étant trop brutal ce qui peut causer une perte de moral. Bien évidemment, les deux cas peuvent être jugés comme étant inesthétiques et dévalorisants.

La calvitie peut concerner les hommes comme les femmes. Elle peut également touchée des personnes de tout âge même si l’on constate en moyenne l’apparition de la chute des cheveux aux alentours des 40ans en général. Une fois la perte des cheveux entamée, il est impossible de revenir en arrière ou même de stopper le processus engagé.

Les produits largement réputés n’auront qu’un effet limité, ils pourront éventuellement permettre tout au plus de densifier la chevelure restante pour donner au crâne un aspect plus fourni mais l’organisme impacte déjà sur les cheveux alors rien en dehors de l’intervention médicale (FUE ou IFA®) ne procurera un effet réversible. Bien sûr, chaque calvitie est différente : la taille de la calvitie peut être petite, son évolution sera donc courte mais elle peut aussi s’étendre sur la quasi-totalité du crâne ; ce sont les cas où les cheveux ne forment plus que ce que l’on appelle « la couronne ».

Les causes de la calvitie sont nombreuses : elle peut être d’origine héréditaire et plusieurs générations sont concernées, elle peut être due aux hormones c'est-à-dire le niveau de testostérone, un mauvais fonctionnement de la thyroïde ou des ovaires et un dérèglement de l’hypophyse ou des glandes rénales. La situation mentale ou psychologique peut aussi influencer la densité capillaire car le stress, un mauvais cycle de sommeil ou des dépressions nerveuses se manifestent souvent via les cheveux. Enfin, certains médicaments peuvent entraîner une chute de cheveux en tant qu’effet secondaire mais le praticien qui a prescrit un tel médicament est censé en informer son patient. Il y a des raisons moins fréquentes à la chute de cheveux car ce sont des comportements temporaires tels que les habitudes alimentaires.

En fonction du sexe de la personne en état de perte capillaire, la calvitie ne va pas se dérouler de la même manière.

Les Hommes

La calvitie masculine est beaucoup plus déployée à travers la population que l’alopécie féminine. Elle est aussi plus médiatisée et l’on connait donc mieux son développement. La calvitie masculine peut apparaître avec les premiers signes de vieillesse physique mais aussi beaucoup plus tôt et c’est ce que l’on appelle la calvitie précoce.

En général, la calvitie chez l’homme va suivre le même schéma, se poursuivre jusqu’à l’état final où la totalité du haut du crâne est alors dépourvue de cheveux ou bien s’arrêter avant. Elle débute par l’éclaircissement des zones temporales, celles-ci perdent leur densité capillaire sur le devant puis se creusent petit à petit. Vient ensuite la chute de cheveux à l’avant du crâne et donc au milieu. Puis enfin, c’est le centre du crâne en haut qui se dégarnit jusqu’à disparition complète de toutes cellules capillaires.

Les images suivantes récapitulent cette évolution :
calvitie homme

Les Femmes

Chez la femme, la calvitie ne se manifeste pas de la même façon et pas au même âge. Elle est beaucoup plus éparse et davantage due au stress, à la fatigue ou à la vieillesse avec la modification des hormones qu’à des causes génétiques comme c’est fréquemment le cas chez l’Homme. L’alopécie féminine apparait avec les premiers signes de vieillesse et concerne directement le haut du crâne. Les cheveux s’amincissent ce qui entraîne un appauvrissement général de la chevelure et l’apparition de la peau.

Les images suivantes montrent les différents stades de la calvitie chez la femme :
calvitie femme

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